Catégorie : manga-bd  |  Genre : drame, historique  |  Public : tous

Le Pays des Cerisiers

Curieux manga que celui-ci. Il tient en 1 tome d’une centaine de pages et 3 chapitres (La Ville du Yunagi, Le pays des cerisiers (I) et (II)).

Commençons par... la fin ! Dans la postface, l’auteur explique qu’elle est née et a grandi à Hiroshima. Mais qu’elle n’est pas une Hibakusha (nom donné aux victimes directes de la bombe A) parce qu’elle est arrivée une dizaine d’années après l’explosion. Elle explique à quel point, une fois sortis de Nagasaki et Hiroshima, beaucoup de gens (dont les Japonais eux-mêmes) ignorent vraiment tout de l’horreur de ces bombardements. Quel est ce poids d’être considéré comme le seul pays au monde à avoir subi l’arme nucléaire (si on laisse de côté les pays où ont été utilisées les bombes à l’Uranium « appauvri ») ?

Mais laissons de côté cette post face de 2 pages (le paragraphe ci-dessus en est largement inspiré). Et abordons brièvement le premier chapitre


On suit Minami, une jeune fille qui vit à Hiroshima. Les habitants s’apprêtent à y fêter les commémorations du 10ème anniversaire du bombardement.

Minami vit très simplement, préférant marchant pieds-nus plutôt qu’avec les belles chaussures que vient de lui offrir son amoureux... Elle était là quand la bombe a explosé. Ses souvenirs la hantent, ce passé la rattrape.



Sans en dire davantage sur l’histoire elle-même, précisons que le rythme est assez lent. Le 2 et le 3ème chapitres n’ont pas vraiment de chute (ce n’est pas une critique mais plutôt un avertissement pour que vous sachiez à quoi vous attendre). Ces chapitres sont des extraits de vie au-dessus desquelles plane le souvenir de ces bombardements.

Les dessins sont simples, les personnages ont quelque chose d’enfantin. Et puis de temps en temps, dans un style très particulier, sort une image qui frappe par sa violence, son histoire ou son symbole. En voici 3 en particuliers, tirées du premier chapitre :


Le Des taches de sang

Le Genbaku Dome (authentique)

Le Un pont avec le souvenir des corps dans l’eau


Pour ceux qui le désirent, nous vous avons mis un extrait de côté, accessible ici sur le forum.
Attention, c’est un passage assez dur et qui peut être considéré comme un SPOILER.



Signalons enfin qu’en mai 2005, l’auteur Fumiyo Kouno a obtenu avec ce manga le Grand Prix Tezuka de la Culture au Japon.

C’est ainsi que se termine cet aperçu quelque peu inhabituel d’un manga qui l’est tout autant.

Synopsis rédigé par Muse_stream.
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